Visiteurs & questions
Nous sommes toujours heureux de pouvoir accueillir des visiteurs que nous tâchons de recevoir amicalement.
L’Eglise Orthodoxe suscite souvent curiosité et questions. De ce fait, nous avons recueillis celles qui nous sont le plus souvent posées et, nous avons tenté d’y répondre.
Une liste de sujets et de questions vous sont présentées dans les lignes qui suivent. Cliquez sur le thème ou la question qui vous intéresse.
Les personnes qui souhaitent assister à nos Offices trouveront également en deuxième partie des informations pratiques dans la rubrique « Questions pratiques ».

I – QUESTIONS SUR L’ÉGLISE ORTHODOXE ET SA FOI
![]()
Les orthodoxes sont-ils chrétiens ?
Oui, ils le sont puisque l’Eglise Orthodoxe est l’Eglise chrétienne la plus ancienne, fondée par le Christ et établie par les Apôtres eux-mêmes. Les orthodoxes sont chrétiens. Ils s’appellent eux-mêmes « chrétiens orthodoxes » car ils croient que Jésus-Christ est le Fils Unique de Dieu, qu’Il S’est incarné, qu’Il est mort et qu’Il est ressuscité pour nous offrir le Salut.
Les Sacrements de l'Église
L’Eglise Orthodoxe célèbre les Sacrements qui donnent la vie divine à l’âme :
Les sacrements sont appelés « Mystères » à cause de la dualité de ce qui est visible (signe extérieur) et invisible (grâce spirituelle) dans chaque sacrement. Les Mystères célébrés par l’Eglise sont :
– Le Baptême, (il se fait par immersion totale au Nom de la Sainte Trinité)
– La Chrismation (appelée en Occident « Confirmation »),
– L’Eucharistie (célébration de la divine Liturgie –appelée « Messe » en Occident, durant laquelle, le Corps et le Sang du Christ sont donnés en Communion par l’Evêque ou le prêtre célébrant).
– La Pénitence ou Confession des péchés
– L’Ordination (des Evêques, des prêtres et des diacres par imposition des mains et la prière consécratoire).
– L’onction de l’Huile Sainte
Les hommes mariés peuvent devenir diacre et prêtre avec l’accord de leur épouse.
Les Fêtes et les temps de jeûnes
L’année ecclésiastique commence le 1er septembre. Ce jour porte le nom « d’indiction ». Parmi les fêtes Pâques est la fête des fêtes et se place tout à fait à part
A côté de Pâques, il y a douze fêtes particulièrement importantes :
– Nativité de la Vierge (8 septembre)
– Exaltation de la Croix (14 septembre)
– Entrée au Temple de la Vierge (21 novembre)
– Nativité du Christ (25 décembre)
– Epiphanie ou Théophanie (baptême du Christ 6 janvier)
– Présentation au Temple du Seigneur (2 février)
– Annonciation (25 mars)
– Entrée à Jérusalem (dimanche des Rameaux)
– Ascension (40 jours après Pâques)
– Pentecôte (50 jours après Pâques)
– Transfiguration (6 août)
– Dormition de la Mère de Dieu (Assomption 15 août
L’Eglise orthodoxe, qui regarde l’homme dans son entièreté, corps et âme, invite le corps à l’ascèse au même titre que l’âme. L’année comporte quatre grandes périodes de jeûne (qui consiste essentiellement à tendre le plus possible vers une alimentation de type « vegan » et de prière personnelle et communautaire plus intense) :
– Le Grand Carême : sept semaines avant Pâques.
– Le jeûne des Apôtres, qui commence un lundi, huit jours après la
Pentecôte et finit le 28 juin, veille de St Pierre et Paul ; il varie entre une
et six semaines.
– Le jeûne de l’Assomption, du 1er au 14 août.
– Le jeûne de Noël, qui dure 40 jours, du 15 novembre au 24 décembre.
En plus de ces grandes périodes, on jeûne aussi chaque mercredi et chaque vendredi (jours de commémoration de la Croix).
S’il désire communier au Corps et au Sang du Christ pendant la divine Liturgie, le chrétien orthodoxe est à jeûn de tout aliment et boisson depuis minuit. Il s’y prépare également par la prière et le sacrement de Confession.
L’intensité des jeûnes orthodoxes dépendent aussi de l’âge, de l’état de santé de la personne ; de sa progression spirituelle. En ce qui concerne ce domaine, le chrétien orthodoxe demande toujours son avis à son Père spirituel (« référent spirituel »).
(texte inspiré d’après les éléments du site « Orthodoxa.org »)
L'icône
L’icône est un moyen de connaître Dieu et de s’unir à Lui. Elle ne peut donc se définir comme un élément décoratif, ni seulement comme une illustration de l’Ecriture. Au contraire, elle fait partie intégrante de la liturgie qui nous rend accessibles à Dieu par la beauté. Dieu en effet ne s’est pas uniquement fait entendre, Il s’est fait aussi voir ; Il s’est fait Visage. L’Incarnation du Christ fonde l’icône et l’icône montre l’Incarnation. « Je n’adore pas la matière ; mais dans l’icône, dit St Jean Damascène, j’adore le Créateur de la matière qui, à cause de moi, est devenu matière et par là m’a sauvé ».
Représenter le Christ, c’est aussi représenter les membres de son Corps ecclésial : l’icône ne nous montre pas seulement Dieu qui se fait homme mais aussi l’homme qui se fait Dieu. Ce qui sera ainsi vrai du visage du Christ le deviendra de même du visage de l’homme quand l’Esprit le remplit ; autrement dit, l’icône nous fait pressentir la déification de la personne humaine et la sanctification de l’univers, c’est-à-dire la vérité des choses et des êtres : sa symbolique est toujours au service de la personne ; elle s’intègre, en la manifestant, à la plénitude de la communion.
« Ce que le livre (les Ecritures saintes) nous dit par le mot, l’icône nous l’annonce par la couleur et nous le rend présent » (Concile de Constantinople de 680) : fenêtre ouverte sur le Royaume de Dieu, l’icône supprime ainsi toute illustration pure et simple car elle ne dessine jamais le Transcendant, elle ne « le chosifie pas » ; mais au contraire elle dessine la présence. Et tout converge vers le seul rappel : il n’y a pas de vie éternelle hors du Christ et de ses sacrements.
L’icône enfin nous rappelle que le témoignage de l’Esprit doit devenir aujourd’hui non seulement service, mais art. L’art de s’unifier dans « cet œil de notre cœur » qui décèle en tout être humain la chance de la Beauté du Visage de Dieu en l’homme, seule capable de déchiffrer le visage de tout homme en Dieu et cela parce que l’Inaccessible vient à nous pour nous atteindre à travers tous les visages et toute la beauté du monde.
(texte tiré du site « Orthodoxa.org »)
La beauté
Une autre idée de la spiritualité orthodoxe : la beauté. Quand on a perdu le sens de la beauté, de la poésie, du silence, à quoi bon la justice et le pain, car l’homme ne vit pas que de justice et de pain, il vit aussi de beauté.
Et la beauté, c’est Dieu. Le visage le plus beau, c’est le visage qui fut le plus blessé, le plus frappé, le visage du Christ sur la croix. C’est la seule beauté et c’est la recherche de cette beauté et le désir d’y accéder qui justifient et qui expliquent la vie du saint.
(texte tiré du site « Orthodoxa.org »)
La métanoïa
La spiritualité orthodoxe ignore l’acquisition des mérites. Pour l’orthodoxie, grâce et liberté humaine se manifestent simultanément. Le don de Dieu, puis le libre choix de l’homme de l’accepter, de l’intégrer dans sa vie. Donc, grâce et liberté ne peuvent être conçues l’une sans l’autre et comme la grâce de Dieu ne peut habiter dans les hommes qui fuient leur salut, la vertu humaine n’est pas non plus suffisante pour élever à la perfection les âmes étrangères à la grâce (saint Grégoire de Nysse).
C’est en ce sens que la spiritualité orthodoxe ne connaît pas l’acquisition des mérites. Pour l’orthodoxie, la sainteté est participation à la présence divine et le saint est un pénitent, un pécheur toujours plus conscient d’être le premier des pécheurs et par-là même ouvert à la grâce. La vie de la sainteté est donc celle du repentir qui est la seule porte de la grâce (Isaac le Syrien).
Toute la spiritualité orthodoxe passe par la métanoia et toute la technique de la prière est greffée sur la métanoia. Ce mot grec englobe et dépasse la notion courante du repentir, parce qu’il désigne surtout le retournement de l’esprit comme moyen conscient de l’existence personnelle. L’homme avait construit le monde autour d’un moi individuel ou collectif, la projection de l’amour de Dieu sur son ego, sur son moi.
Avec la métanoia, l’homme met l’absolu au centre de son existence. L’absolu, c’est Dieu et, dès cet instant il découvre sa propre misère, il explore ses abîmes qui sont peuplés de monstres, il implore la grâce qui, oriente vers la foi et l’espérance, non vers le néant. C’est tout ce retournement de l’être dès l’instant où soi, esprit, en grâce de l’absolu, prend conscience objectivement de sa misère. C’est cela la métanoia.
A ce moment-là l’homme devient réceptacle de la Grâce ; alors le cœur durci de l’homme va fondre dans les larmes, ce don qui rappelle l’eau purificatrice du baptême. Toute expérience spirituelle, dans l’orthodoxie, qui ne passe pas par le don des larmes, est incomplète, parce que, justement, cela veut dire que l’homme n’a pas fait toute la démarche qu’il devait faire pour que son cœur de pierre, ce cœur dur, insensible, devienne un cœur de chair, un cœur sensible à la grâce de Dieu. Dès l’instant où l’homme atteint ce degré de la métanoia, ni le repentir ni les larmes ne cesseront, mais à travers ce repentir et ces larmes viendra la joie. Très souvent nous retrouvons dans les textes orthodoxes le terme de «bienheureuse affliction ».
(texte tiré du site « Orthodoxa.org »)
La prière de Jésus
La prière de Jésus est une phrase : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie Pitié de moi pécheur ». Nous avons des moines qui ne font que cette prière-là toute la journée. Le cœur de l’homme récite sans cesse, même dans le sommeil, C’est Jésus que l’on intériorise en soi, c’est pourquoi il va émigrer dans notre cœur, La prière de Jésus est à la fois un appel au secours : « Seigneur Jésus-Christ aie pitié de moi », donc une occasion d’humilité et une invocation du nom de Jésus ce qui lui donne toute son ampleur. Elle résume en quelque sorte la foi chrétienne, puisque le cœur devient le réceptacle du Nom de Jésus et communique l’énergie divine. Dans la théologie orthodoxe, il y a une différence entre « essence » et « énergie ». Dieu, dans son essence, est inaccessible car l’homme ne peut pas dépasser sa condition. L’homme est un être créé, il n’est pas le créateur. L’essence humaine n’est pas l’essence divine. A ce niveau-là Dieu est inaccessible. Mais Dieu se manifeste dans le monde. La manifestation de Dieu dans le monde se définit dans l’orthodoxie comme l’énergie de Dieu et à ce niveau-là Dieu est participable.
A ce niveau-là l’homme participe à la manifestation de Dieu dans le monde, d’où la rencontre dynamique basée sur le désir, de part et d’autre, de participation, de communion.
Dans la prière de Jésus tout est cristallisé autour de Nom de Jésus qui va résonner sans cesse au fond de l’âme en une communion incessante avec Jésus présent en son Nom dans le cœur de l’homme.
Cela aboutit à la quiétude, à la paix intérieure. Cette invocation est devenue l’oraison-type de l’Orient orthodoxe : « Que le Nom de Jésus soit comme soudé à votre souffle et à votre vie entière… » La prière de Jésus, qui est en fait celle du publicain évangélique, c’est toute la Bible, tout son Message, réduits à leur essentielle simplicité. Confession de la Seigneurie de Jésus, de sa divine filiation à la Trinité… Le commencement et la fin sont ramassés ici dans une seule parole chargée de la « présence-sacrement » du Nom du Christ.
C’est pourquoi cette prière doit résonner sans cesse au fond de l’âme. Quand on a acquis cette technique suprême, on n’a plus besoin d’efforts de pensée, le Nom de Jésus jaillit de Lui-même, c’est la prière ininterrompue et cette invocation suivra le rythme de la respiration, elle sera dans le souffle de l’homme même pendant le sommeil. « Je dors mais mon esprit veille » (Cantique 5,2).
Il y a certes une technique nécessaire mais là n’est pas l’absolu. Là n’est pas le but en soi. Le but, c’est l’acquisition des dons de l’Esprit par une vie évangélique. La colonne, l’appui avec lequel se fait l’acquisition des dons de l’Esprit, c’est la prière. A partir de là, la prière sera assumée par chacun et chacune selon ses capacités et selon ses charismes. Ce mode de prière se trouve à la limite entre la prière vocale et la prière mentale, entre la prière méditative et la prière contemplative.
Mais si le nom de Jésus devient le foyer d’une vie il ne faut pas aller s’imaginer que l’invocation du Nom soit un moyen court qui dispense des purifications ascétiques et des autres efforts. Le Nom de Jésus est Lui même un instrument d’ascèse, un filtre au travers duquel ne doivent passer que les pensées, les paroles, les actes compatibles avec la vivante réalité que ce Nom symbolise.
C’est à travers cela que toute vie de prière trouve sa justification et marque son but final.
(texte tiré du site « Orthodoxa.org »)
Pourquoi l’Eglise Orthodoxe et l’Eglise catholique sont-elles séparées ?
L’Eglise Orthodoxe n’est pas une « Eglise orientale », mais c’est l’Eglise du Christ
L’Eglise Orthodoxe n’est pas une « Eglise orientale », c’est l’Eglise Une et universelle du Christ avant les divisions, avant les dénominations (catholique-romaine, vieilles catholiques, protestantes, évangéliques, anglicanes…) et avant les changements (dogmatiques, liturgiques…)
L’Eglise Orthodoxe n’est pas comme on l’entend parfois, « l’expression orientale du christianisme » dont l’expression chrétienne occidentale serait
incarnée par l’Église catholique romaine. L’Église orthodoxe, affirme positivement être la plénitude de l’Église du Christ : « Nous préservons incorrompue la doctrine du Seigneur [Jésus-Christ], et nous adhérons à la foi qu’Il nous a donné. Nous la gardons intacte de toute souillure et amoindrissement, comme un trésor royal et un monument de grand prix, n’ajoutant rien et ne retranchant rien ». (Lettre encyclique des évêques
orthodoxes de 1718).
Il est bien entendu que les membres de l’Eglise Orthodoxe ne sont pas « meilleurs » ou « plus parfaits » que les autres chrétiens, mais ils restent indéfectiblement attachés à la Tradition de l’Eglise qu’ils reçoivent et qu’ils transmettent intacte.
Pour avoir conservé sa Foi, l’Eglise Orthodoxe a subie de terribles persécutions et a donné des millions de martyrs au 20ème siècle (en particulier en Russie, mis aussi en Serbie et dans de nombreux autres pays).
L’expression « Nos Frères chrétiens d’Orient » pour parler des orthodoxes est donc impropre, car l’Eglise Orthodoxe n’est pas ethnique et les chrétiens orthodoxes ne sont pas d’abord des chrétiens « orientaux » mais des chrétiens « tout court », qui gardent et confessent la même Foi que les chrétiens des origines.
En outre, il est à souligner qu’un nombre important d’orthodoxes sont des chrétiens d’origine latine ou « occidentale » qui ont fait, par amour du
christianisme vivifiant des origines, le choix de l’Orthodoxie.
Certaines Eglises Orthodoxes canoniques autorisent da ns plusieurs pays la célébration d’anciens rites Occidentaux tels qu’ils étaient célébrés avant le schisme de 1054.
Que veut dire le mot « orthodoxe » ?
Le terme « orthodoxe » vient du grec όρθός (orthós qui signifie : ce qui est juste, ce qui est « droit » et « censé » ainsi que du mot δόξα dóxa (opinion).
Ainsi, au sens littéral, le mot « orthodoxe » signifie « ce qui est conforme à la vérité », « ce qui est conforme à ce qui a toujours été depuis les origines ».
L’Eglise Orthodoxe se considère, sans orgueil, comme la fidèle continuation de l’Eglise chrétienne des origines, conservant très fermement, sans ajout ni retranchement, la pure doctrine du Christ qui lui vient des Apôtres.
Ses membres croient avoir reçu en dépôt (pour, à leur tour, la transmettre intacte à leurs enfants) la Foi, l’expérience, la Tradition chrétienne telle qu’elle fut universellement reçue, comprise, exprimée et célébrée au premier millénaire du christianisme en Orient comme en Occident.
II – QUESTIONS PRATIQUES
Je ne suis pas chrétien orthodoxe : Puis-je visiter votre chapelle ou assister à un Office ?
Bien sûr ! Vous êtes les bienvenu/e-s, que vous soyez seul-e, avec des amis ou en famille pour assister à tous les Offices que vous souhaitez.
Nous prions nos visiteurs, afin qu’ils se sentent à l’aise, de prendre connaissances des questions et réponses qui suivent sur notre page afin qu’ils soient au courant de nos usages (qui sont ceux de la plupart des églises et communautés orthodoxes).
Y-a-t-il une tenue vestimentaire particulière pour visiter votre église ou assister aux offices ?
Souvent, les nouveaux arrivants ou visiteurs n’ont aucune idée du code vestimentaire à suivre lorsqu’ils visitent ou fréquentent une église, une communauté de moines ou de moniales orthodoxes. Cette fiche a pour but d’aider à répondre à cette question.
A plusieurs reprises, nous avons eu la triste surprise d’être témoins de comportements ou de tenues irrespectueuses. Nous sommes conscients qu’une perte dramatique de la Foi et du Sacré en Occident en sont la cause principale.
Sans juger quiconque mais afin d’éviter toute situation inconfortable, nous sommes reconnaissants aux personnes qui souhaiteraient nous visiter ou assister à nos offices de prendre connaissance des informations suivantes : La Fraternité est un lieu monastique : c’est la « terre de Dieu » c’est-à-dire un Lieu Saint, un lieu « différent », un lieu « à part » qui doit nous aider à passer des réalités de ce monde à une autre, d’une logique à une autre (celle du monde au Royaume de Dieu): Nous remercions donc par avance les chrétiens orthodoxes comme toute autre personne qui entre dans notre église, de venir dans une tenue vestimentaire qui soit en adéquation avec l’esprit de ces lieux de prière et de vie spirituelle.
HOMMES :
– Chemise /polo (à manches longues ou courtes) convenablement
boutonnée
– Pantalon (ou pantacourt) habillé et propre
– Tête nue
FEMMES :
– Robe (ou jupe en dessous des genoux ou a défaut Pantalon ample)
– Chemisier modeste (pas de décolletés ou de dos ouvert) / Polo
– Manches longues ou courtes (pas de débardeurs ou de hauts sans
manches – sauf si un pull couvre les épaules)
– Tête couverte (foulard, châle, mantille, bonnet, chapeau…). Un voile
peut vous être prêté à l’entrée de l’église si vous l’en n’avez pas.
Ne sont pas admis dans notre chapelle comme dans notre espace de vie monastique : Les survêtements (dans l’église), les casquettes, les shorts, les jupes courtes (au-dessus des genoux) les jeans moulants troués ou effilochés, les vêtements moulants ou transparents, les décolletés, les débardeurs (sans pull pour couvrir les épaules), les torse/poitrine ou dos dénudés (hommes ou femmes)
Des téléphones portables
Il est possible qu’en entrant dans notre modeste chapelle, vous entendiez l’appel de Dieu ! Cependant, il est assez peu probable qu’Il vous contacte par téléphone… Aussi, pour ne pas troubler la quiétude des lieux, merci d’éteindre votre téléphone portable avant d’entrer à l’église.
Quand je rentre dans votre chapelle, que dois-je faire - où dois-je aller?
Entrez discrètement en ouvrant simplement la porte (sans frapper et/ou sans dire « Bonjour »).
Traditionnellement, les Hommes de placent du côté de l’icône du Christ (à droite) car Il est leur Modèle. Les femmes du côté de l’icône de la Mère de Dieu (à gauche) car elle est leur Modèle. Cette coutume est extrêmement ancienne et vénérable dans l’Eglise, tant en Orient qu’en Occident.
Cette pratique une signification spirituelle profonde, et comme lieu monastique nous l’encourageons dans la mesure du possible pour les membres de l’Eglise orthodoxe qui viennent à notre église et à nos visiteurs, s’ils le souhaitent.
Représenter le Christ, c’est aussi représenter les membres de son Corps ecclésial : l’icône ne nous montre pas seulement Dieu qui se fait homme mais aussi l’homme qui se fait Dieu. Ce qui sera ainsi vrai du visage du Christ le deviendra de même du visage de l’homme quand l’Esprit le remplit ; autrement dit, l’icône nous fait pressentir la déification de la personne humaine et la sanctification de l’univers, c’est-à-dire la vérité des choses et des êtres : sa symbolique est toujours au service de la personne ; elle s’intègre, en la manifestant, à la plénitude de la communion.
« Ce que le livre (les Ecritures saintes) nous dit par le mot, l’icône nous l’annonce par la couleur et nous le rend présent » (Concile de Constantinople de 680) : fenêtre ouverte sur le Royaume de Dieu, l’icône supprime ainsi toute illustration pure et simple car elle ne dessine jamais le Transcendant, elle ne « le chosifie pas » ; mais au contraire elle dessine la présence. Et tout converge vers le seul rappel : il n’y a pas de vie éternelle hors du Christ et de ses sacrements.
L’icône enfin nous rappelle que le témoignage de l’Esprit doit devenir aujourd’hui non seulement service, mais art. L’art de s’unifier dans « cet œil de notre cœur » qui décèle en tout être humain la chance de la Beauté du Visage de Dieu en l’homme, seule capable de déchiffrer le visage de tout homme en Dieu et cela parce que l’Inaccessible vient à nous pour nous atteindre à travers tous les visages et toute la beauté du monde.
Y-a-t-il des choses que je ne dois pas faire?
En effet, certaines choses dans une église sont vécues comme choquantes et parfois très irrespectueuses:
Il n’est absolument pas convenable d’entrer dans une église ou un monastère dans une tenue vestimentaire inappropriée (voir question précédente) ; …de croiser les jambes de « s’avachir » ostensiblement lorsqu’on est assis dans l’église. . Garder les pieds sur terre nous permet également de rester attentif et de rester debout lorsque cela est nécessaire.
Il n’est pas non plus convenable d’échanger pendant les Offices ou de parler à voix haute dans l’église. Les orthodoxes ne parlent en effet pas pendant les Offices. Il se peut donc qu’en entrant dans notre église, personne ne vous salue jusqu’à la fin de l’Office. Mais s’il vous plait, n’y voyez aucun un signe de froideur ou d’indifférence.
Attendez simplement la fin de la célébration pour engager la conversation à l’extérieur de l’église.
Il n’est pas permis de filmer ou prendre des photos, de se servir de son téléphone portable à l’intérieur de l’église.
L’usage des chewing-gums, de boissons (canettes) ou autres friandises ; le tabac (dans l’église ou dans l’espace de la Fraternité –maison/jardin) ne sont pas admis.
Les animaux sont nos amis et des créatures de Dieu, nous les aimons beaucoup, mais ils ne sont pas admis à l’intérieur de l’église.
A quels moments se déroulent vos Offices ?
D’autres Offices peuvent avoir lieu. Pour avoir les horaires des Offices publics, consultez notre site internet.
Comment se passent vos Offices ?
Toutes nos Offices sont en langues françaises
Le dimanche matin et les jours de fête, nous célébrons la Divine Liturgie (appelée « Messe » en Occident). La divine Liturgie exprime toute la Foi chrétienne (cette même Foi qu’avaient les douze apôtres du Christ), dans un chant continu de louanges, de prières et d’actes d’adoration adressés à Dieu.
Toutes nos cérémonies se déroulent selon des rites extrêmement anciens. Ils nous viennent des Apôtres et beaucoup ont été enrichis de prières qui datent de l’antiquité chrétiennes. Ces prières et ces rites sont d’une grande beauté spirituelle et empreintes d’un grand sens du sacré.
La divine Liturgie est ainsi une célébration qui nous fait expérimenter personnellement la Présence, la Bonté et la Majesté de Dieu. La divine Liturgie est d’abord un Culte prescrit par Dieu Lui-même et adressé à Dieu. Cela veut dire qu’elle est toute entière orientée vers Dieu et non vers nous. De ce fait, les cérémonies qui se déroulent dans notre église émanent une grande Paix. On y joue pas et ni on y chante pas de musique ou de chants « à la mode » ou « dans l’ère du temps ».
Célébration d’une divine Liturgie épiscopale avec plusieurs prêtres et diacres dans une église orthodoxe
La Liturgie est un moment à la fois personnel et communautaire, de recueillement, de relation, d’expérience spirituelle unique, de l’ordre d’une profonde intimité de cœur entre l’Homme et Dieu.
Les fidèles qui assistent et participent spirituellement à nos Offices se tiennent donc dans une atmosphère et une attitude physique de calme, de respect et de recueillement. Ils expérimentent la Liturgie comme un don de Vie qui les renouvelle, les unifie, les répare, les console des difficultés de l’existence humaine, et les fait grandir intérieurement. Beaucoup nous disent qu’ils attendent ce moment avec impatience durant la semaine. Vous remarquerez qu’en entrant dans l’église, les personnes sont entourées d’icônes (images du Christ et des saints) qui sont accrochées aux murs de toute part.
Les icônes nous rappellent que nous participons ici sur terre au Culte réel, invisible et céleste que tous les anges et tous les Saints rendent perpétuellement à Dieu.
Lorsque nous participons à la divine Liturgie ou à un Office de l’Eglise orthodoxe, nous sommes plongés et mis en présence de ce Culte divin, spirituel et perpétuel qui se déroule au Ciel. Nous entrons progressivement dans les réalités spirituelles et éternelles dont nous expérimentons la véracité, la Lumière et la Beauté.
Dans l’Eglise, l’ensemble des Offices est chanté, à l’exception du sermon lors de la divine Liturgie.
Les paroles de nos chants proviennent tous directement de l’Écriture (la Bible) ou de textes chrétiens venant en droite ligne des premiers temps du christianisme.
Combien de temps durent vos Offices ?
Les chrétiens orthodoxes aiment à passer du temps à l’église pour réchauffer spirituellement leur âme en Présence de Dieu et prier avec leurs Frères et Sœurs dans la Foi. La prière, la Liturgie est vécue par eux comme des temps de transformation intérieure et de communion avec Dieu, et de Paix avec soi-même.
Le Dimanche matin, la Divine Liturgie (appelée « Messe en Occident ») dure environ 1h30
Le Samedi soir, un grand office (composé de plusieurs Offices : Vêpres, Matines et Prime) ouvre spirituellement le jour du dimanche. Il dure au moins 2h30 – 3h.
En semaine : l’Office du matin (« matines ») dure entre 1h30 et 2 h00. Le soir, l’Office dure 50mn.
Il peut aussi se célébrer des offices d’intercessions lorsqu’ils sont demandés par les fidèles; en particuliers en l’honneur de la Mère de Dieu (Sainte Vierge), de Saint Michel ou d’un saint particulier, pour un vivant, pour la santé d’un malade (ou pour toute autre intention : voyage, circonstances particulières…), pour un défunt (ou pour le jour anniversaire de son décès…) durent moins de 30 minutes.
Si je viens assister à un Office, ou juste « pour voir à quoi cela ressemble », puis-je partir avant la fin ?
Absolument ! Vous êtes libre d’entrer et de sortir à tout moment et tout à fait librement.
Il n’y a donc aucun problème à partir quand vous le souhaitez, du moment que vous le faites discrètement afin de ne pas troubler la prière des personnes qui assistent à l’Office et de respecter l’ordre de la célébration.
Il n’est évidemment nul besoin de prévenir ou d’avertir de votre arrivée ou de votre départ dans l’église même, qui est un Lieu de prière ouvert à tous. Lorsqu’on sort de l’église, on le fait discrètement sans saluer personne.
Puis-je communier ?
Pour les personnes qui ne sont pas orthodoxes
La communion est comprise et vécue par les chrétiens orthodoxes comme un signe d’appartenance totale à l’Église et donc, un acte d’engagement et d’union exclusive envers l’Église Orthodoxe.
Communier dans une Eglise Orthodoxe signifie devenir publiquement et définitivement orthodoxe : c’est-à-dire embrasser publiquement sa Foi et devenir un de ses membres. C’est pour cette raison que la sainte Communion n’est pas donnée aux personnes non-orthodoxes, par respect pour leurs convictions religieuses. Pour les personnes qui souhaiteraient devenir orthodoxe, il est bien sûr possible de rencontrer un prêtre pour en parler (voir la dernière question de ce guide).
Pendant que les fidèles vont communier au Calice, vous pourrez observer qu’une petite table est installée avec du pain et du vin. Ils ne sont pas consacrés et ne sont donc pas la communion. Ils servent de réconfort après le jeûne préparatoire à la communion (depuis minuit). Ils remplissent aussi d’autres fonctions. Ce pain et ce vin non consacrés sont appelé « antidoron ».
A la fin de la divine Liturgie, le prêtre propose à chacun, une fraction de simple pain béni aux chrétiens qui le souhaitent (orthodoxes ou non orthodoxes). Ce pain est béni doit être mangé avec respect.
Pour les personnes orthodoxes
Il faut aussi savoir que les orthodoxes ne communient qu’après une sérieuse préparation spirituelle, car communier c’est réellement recevoir le vrai Corps et le Vrai Sang du Christ (la communion n’est pas un symbole et communier n’est pas un acte symbolique dans la Foi orthodoxe).
Ainsi, les chrétiens orthodoxes peuvent communier :
1- s’ils sont récemment reçus le Sacrement de Confession
2- s’ils ont dit les prières spéciales avant de communier
3- s’ils n’ont consommé ni nourriture, ni boisson depuis minuit.
4- S’ils ont reçu la bénédiction du prêtre de l’église pour communier.
Dans notre Fraternité, pour les orthodoxes de passage il faut demander bénédiction avant la Liturgie à l’un des deux Pères de la Fraternité pour communier.
La façon dont les chrétiens orthodoxes se préparent individuellement à la Communion est un sujet qu’ils abordent avec leur Père spirituel (« référent » spirituel) avec lequel ils avancent dans leur cheminement.
Comment dois-je me tenir pendant les Offices ?
Si vous souhaitez faire ce que font les fidèles : Faire le Signe de Croix, vous incliner (ce que nous appelons dans notre langage « des métanies »), embrasser l’image de Jésus-Christ ou de la Vierge Marie, etc., vous êtes libres et le/la bienvenu-e !
Debout ou assis?
On se met en général debout : lorsque le prêtre et/ou le diacre sortent du Sanctuaire (délimité par la paroi qui sépare la nef de l’Autel) pour bénir, encenser, faire une procession (avec le Livre de Évangile …), pour le « Notre Père », le Symbole de la Foi, pour donner la Communion…
Si vous ne souhaitez pas participer pour des raisons qui vous appartiennent : Aucun problème ! En ce cas, asseyez-vous simplement, ou tenez-vous debout.
La participation des chrétiens orthodoxes aux Offices : l’importance du corps dans la vie spirituelle
Dans notre église comme dans toutes les églises orthodoxes, vous remarquerez
que les Fidèles qui assistent aux Offices de l’Eglise s’inclinent ou se prosternent, embrassent les saintes icônes (images saintes), allument des cierges, qu’ils font très fréquemment le signe de Croix. C’est une chose qu’on ne voit nulle part ailleurs dans les églises catholiques ou les temples protestants. En Occident, la participation active du Corps (mouvements de prières, jeûne…) a souvent été oublié au profit de conceptions intellectuelles et morales (éthiques). Dans l’Orthodoxie, le corps fait l’expérience du Salut par ce qu’il est directement concerné par le Salut : en effet, le Christ est ressuscité avec Son Corps.
Le culte orthodoxe (à l’église et à la maison) se pratique en conséquence avec la totalité humaine: l’âme, le corps et les sens qui leurs sont liés : l’Homme est un tout.
Vous pourrez ainsi comprendre, amis visiteurs, pourquoi les fidèles fixent des yeux et embrassent les icônes en priant ; qu’ils écoutent silencieusement et attentivement les prières, qu’ils communient au Corps et au Sang du Christ, que fume un encens délicatement parfumé durant les offices : C’est parce que toutes ces fenêtres de l’être humain que sont les sens corporels, sont appelés à être sanctifiés et transfigurés par le contact avec ce qui est Saint et rempli de la Grâce divine.
– l’ouïe est sanctifiée par l’écoute de l’Évangile et des chants sacrés,
– la vue est sanctifiée par le regard posé sur les icônes et le culte rendu à Dieu
– l’odorat (par l’odeur de l’encens)se souvient de « la bonne odeur de la Présence divine »,
– le toucher (par le baiser aux images du Christ, de la Mère de Dieu, des Saints…, onction d’huile durant l’Office de vigile),
– le goût (par la réception de la sainte Communion (aux très Saints Corps et Sang de Jésus-Christ), ou du simple pain bénit (« antidoron ») donné à la fin des offices par le prêtre.
Les postures debout et à genoux sont les postures physiques bibliques pour la prière. Le dimanche, les orthodoxes se tiennent debout et jamais à genoux (parce qu’ils manifestent qu’ils sont en vie, attentifs à ce qui se déroule ; qu’ils sont « comme un cierge brûlant devant la Face de Dieu ») durant les Offices et les prières.
Il est vrai que cet exercice demande un peu « d’entraînement», alors sentez-vous toujours libre de vous asseoir (Nous avons des sièges à cet effet).
Nous ne nous agenouillons pas normalement le dimanche, car le dimanche est le jour de la résurrection et l’agenouillement est considéré comme pénitentiel; nous nous agenouillons et nous prosternons en semaine pendant le Carême.
Les cierges
Acheter et allumer des cierges est une partie très significative du culte orthodoxe. Nous les allumons comme une offrande, une prière, un sacrifice spirituel, une demande, une action de grâces (remerciement) qui se consume devant Dieu ; comme un signe de Lumière qui accompagnent notre prière.
Les chrétiens orthodoxes (et bien sûr toute personne qui le souhaite) peuvent se procurer des cierges à l’entrée de l’église pour les allumer et les placer devant des icônes en priant intérieurement à une intention particulière (vivants, défunts… pour demander, pour remercier ou tout simplement par amour (en l’honneur du Christ, de la Sainte Vierge, des Saints…).
Les chrétiens orthodoxes ont l’habitude de faire brûler deux ou trois cierges (ou plus selon le désir/besoin spirituel de la personne) lorsqu’ils vont à l’église : Un en l’honneur du Christ ou de la fête célébrée (pour les vivants), un en l’honneur de la Mère de Dieu (pour les malades et les personnes pour lesquelles nous souhaitons prier), un sur la « table des défunts » pour demander à Dieu le repos, l’apaisement et la joie du Ciel pour leurs âmes (famille, amis, ou tout autre défunt…).
Nous n’organisons pas de quêtes pendant nos Offices. La vente de cierge et des prosphores (pains d’offrande) sont parmi donc les choses qui avec les dons volontaires des fidèles permettent à notre église d’être dignement entretenue et de se maintenir, car aucune subvention d’aucune sorte ne nous est versée : ni par l’état, ni par l’Eglise, ni par notre diocèse, ni par aucune fondation publique ou privée.
Il y aura bientôt la possibilité de se procurer des icônes, chapelets pour la prière de Jésus (Tchotki / Komboskini), encens, carnets de dyptiques, croix….
Les Dyptiques
Il arrive que l’on souhaite demander aux Pères de la Fraternité de prier pour telle ou telle personne spécifique de sa connaissance vivante, malade ou défunte (qu’elle soit orthodoxe ou non). Des petits imprimés appelées « Dyptiques » (pour les personnes orthodoxes) ou « Demande d’Office » (pour nos amis chrétiens qui ne sont pas orthodoxes), sont à disposition à l’entrée de l’église.
On dépose l’offrande prévue dans le tronc et on met les imprimés dans une panière qu’un prêtre viendra chercher pour les inclure dans un Office paticulier.
Cette Tradition existe également dans l’Eglise catholique (où l’on fait « dire des
messes » à telle ou telle intention).
Par notre Offrande, il ne s’agit bien évidement pas de « payer » une prière, mais, dans un esprit de partage, de soutenir matériellement la communauté qui fait face à des charges lourdes : fournitures liturgiques, électricité, chauffage, assurances, impôts ; déplacements pour des visites de soutien à des personnes isolées, malades, en précarité… ; mais aussi partage avec notre diocèse qui ne vit que de la générosité des paroisses et des communautés.
Pour un Office ou une bénédiction ou une demande particulière (personnes, maisons, voitures, objets…), cela fonctionne selon le même esprit.
En ce cas, adressez-vous aux Pères à la fin de l’Office.
Les Enfants
Les enfants accompagnés de leurs parents sont tout à fait les bienvenus dans la Maison de Dieu : L’église est leur maison ! Le Christ a dit : « Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à Moi; car le Royaume des Cieux est pour ceux qui leur ressemblent. » (Mat. 19 :14). Ils sont donc naturellement à leur place à l’église, y compris pendant les offices durant lesquels ils peuvent se déplacer librement. Les chrétiens orthodoxes sont habitués aux mouvements et aux déplacements des enfants dans l’église. On constate qu’au bout de quelques venues aux Offices, les enfants trouvent paisiblement leur place et observent attentivement ce qui se passe pendant les cérémonies. Durant les Offices, les parents les emmènent parfois embrasser une icône ou allumer un cierge, leurs donnent des livres chrétiens ou des coloriages chrétiens adaptés.
Si mon enfant pleure ou devient trop bruyant pendant un Office, que dois-je
faire ?
Si votre enfant pleure ou deviennent trop bruyants, s’il vous plaît, soyez prévenants ! Sortez-le de l’église jusqu’à ce qu’il se calme. Si vous n’avez pas d’enfant et que vous remarquez que des parents d’un enfant qui pleure ne sortent pas de l’église, approchez-les et avec gentillesse et délicatesse, invitez-les à sortir de l’église jusqu’à ce que l’enfant s’apaise. Ainsi, la célébration liturgique ne sera pas perturbée.
Toilettes et aire de jeux
Des toilettes publiques se trouvent à côté de la chapelle, là où se situe une aire de jeux pour les enfants et des bancs pour s’asseoir.
Après l’Office du dimanche : les agapes ou le café
Après l’Office du dimanche, nous essayons de vivre une Tradition que l’Eglise Orthodoxe constamment suivie depuis les premiers chrétiens : un repas en commun appelé « agapes » ou chacun mange et bois avec les autres ce qu’il a apporté.
Chez nous, les agapes se réduisent le plus souvent à un café ou à une boisson partagée.
Que vous soyez ou non orthodoxe, vous êtes invités (en toute liberté) à nous rejoindre si vous le souhaitez, afin que nous puissions faire connaissance.
Personne ne cherchera à vous inciter à rejoindre l’Église; beaucoup de gens ont été des visiteurs réguliers ou occasionnels de notre Fraternité depuis des années, sans jamais être devenus orthodoxes.
Si j’ai des questions sur l’Eglise Orthodoxe ?
Vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez (il n’y a jamais de question sottes) aux moines qui essaieront de vous répondre au mieux.
Si je désire devenir chrétien orthodoxe ?
Profondément respectueux de la liberté et de la conscience de chacun, nous ne « poussons » jamais personne à devenir orthodoxes. Le prosélytisme est en effet totalement étranger à l’esprit de notre Eglise.
Cependant, si vous souhaitez marcher à la suite du Christ et devenir membre de Son Eglise Orthodoxe, parlez-en à l’un des moines sans crainte ou sans hésitation. Vous pourrez ainsi entrer librement en discussion sur ce sujet.
La Sainte Église orthodoxe du Christ est unie et réalise cette Unité par la confession d’une seule Foi en Dieu. Cette Foi est restée inchangées (sans ajout ni retrait) depuis l’époque des douze
apôtres.
Dites au prêtre votre intérêt pour l’orthodoxie ou simplement vos questions. Il vous guidera pour vous permettre de faire une étude plus approfondie, qui peut inclure une catéchèse adaptées, avec des prières spéciales pour croître dans votre foi, pour grandir en sagesse, pour apprendre à faire l’expérience de la vie spirituelle…
Ceux qui souhaitent devenir chrétien orthodoxe sont reçus en tant que catéchumènes (apprenants).
Après une période de probation et de formation spirituelle (une année ou davantage), vous pourrez être prêt-e pour recevoir le Saint Baptême et/ou la chrismation (c’est à dire oint de saint chrême pour recevoir le «sceau du don du Saint-Esprit») et ainsi, être joint à la Sainte Église orthodoxe.
Si vous avez déjà été baptisé-e dans une autre confession chrétienne, dites-le aussi au prêtre et il vous dira comment vous serez reçu dans l’Église et il vous préparera. Si tu désires devenir un membre vivant de l’Eglise Orthodoxe du Christ :
Prie, Lis, Étudie…
…C’est-à-dire cherche Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force
Que les prières de la Mère de Dieu soient avec vous et vous éclairent, vous préservant de tout mal par la grâce du Christ.
Pour en savoir plus sur la Foi de l’Eglise Orthodoxe :
https://echosdesaintmichel.blogspot.com/p/ressources.html